En quête de sagesse,
Je marche nu sous le ciel intérieur,
Pour plus de largesses,
Je me déleste de mon nom, mes certitudes, mes titres.
Conscient de mes faiblesses,
Je m’incline.
Je n’ai pas besoin de vitesse car,
le pas lent connaît mieux la route que la course aveugle.
Je suis un souffle en sursis,
fait de paresse quand l’âme hésite,
et de finesse quand le souffle consent.
Tour à tour, je suis princesse et altesse,
puis simple poussière sans adresse.
J’ai goûté la bassesse
et cherché la caresse qui relève sans juger.
Je confesse mes chutes avec délicatesse,
car l’indélicatesse rétrécit le cœur.
De la faiblesse,
naît parfois l’ivresse.
La jeunesse me brûle encore,
le stress me presse,
mais l’amour transgresse toutes les étroitesses.
Et quand vient la vieillesse,
je comprends enfin :
ce n’était ni l’ascension ni la victoire,
mais l’abandon confiant
au secret de la sagesse.

Répondre à Aryll-Gildas YAYA Annuler la réponse.